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Commentaire sur la récente volatilité boursière

Posté par GestionEthik on mai 22, 2018

Voyez ce qui arrive lorsque les Patriots perdent le Super Bowl! Clin d'œil

Blague à part…

Suivant de nombreuses années de commentaires positifs par rapport à la croissance anémique de l’économie, nos propos de longue date semblent finalement évidents pour tous : la croissance économique à travers le globe est enfin synchronisée et la croissance des profits devient, par conséquent, très robuste. Les perspectives économiques sont au plus haut niveau depuis les années de Bill Clinton (soit la décennie 90).

Après l’excellente performance du mois de janvier à la Bourse, les différents indices boursiers ont dorénavant perdu jusqu’à 10 % depuis leurs récents sommets. Or, nous croyons fermement que l’activité boursière des derniers jours consiste en un « rajustement » du marché face à l’inflation et l’environnement des taux d’intérêt.

En effet, les craintes inflationnistes engendrées par l’annonce de la hausse de 4,6 % des salaires aux États-Unis ont, selon nous, provoqué cette brusque baisse. Certains investisseurs craignent maintenant une politique monétaire plus agressive quant à l’augmentation des taux aux États-Unis. Il importe toutefois de se rappeler qu’une telle politique n’est pas diffusée présentement et que la Réserve fédérale (« Fed ») a toujours été transparente concernant ses actions futures. Or, à ce jour, elle affirme qu’elle augmentera les taux de façon graduelle. L’économie n’a plus besoin de stimulation, nous avons besoin de taux plus élevés. Il est donc rassurant de voir que l’inflation se maintient à 2-3 %, puisqu’il est très difficile de combattre la déflation, et ce risque était encore présent jusqu’à tout récemment.

Certains investisseurs ont commencé à dire qu’il s’agit de la fin du marché haussier. Permettez-nous d’avancer que la phase haussière se terminera uniquement environ 6 mois avant le moment où l’économie ralentira et entrera en récession, ce qui n’est pas le cas actuellement. Donc, même si la Fed en venait à augmenter les taux de façon soutenue, à notre avis, cela prendrait au moins 18 mois avant que nous arrivions à ce point.

Nous aimerions également porter à votre attention que la présente phase haussière, entamée en 2009, est souvent considérée comme la plus détestée dans l’histoire. En effet, très peu d’investisseurs avaient, comme nous, annoncé sa venue dès juin 2009. À cette époque, nous avions mentionné qu’elle représentait la plus importante occasion d’achat que nous verrions de notre carrière, ce qui s’est avéré! Toutefois, la belle performance encourue depuis 2009 a récemment « enthousiasmé » plusieurs investisseurs. Ces derniers ont donc voulu investir dans des secteurs plus risqués, question de rattraper un peu le temps perdu, n’ayant pas investi depuis longtemps. L’appât du gain et les réactions émotives envers l’investissement se répètent une fois de plus, au point d’avoir une attitude frileuse à l’égard des nouveaux sommets de certains secteurs. Cela, non par crainte de problèmes économiques fondamentaux, mais bien par méfiance envers les actifs à risque (plus particulièrement les actions), entre autres parce que les évaluations sont devenues élevées et que ce sentiment commençait à frôler l’euphorie… Dans de tels moments, plusieurs investisseurs délaissent leurs profils d’investisseur et achètent des classes d’actifs plus risquées.

En conclusion, bien que nous n’ayons pas de boule de cristal permettant de prédire l’avenir…
En mettant les choses en perspective, nous constatons qu’il y a eu très peu de changement dans l’économie mondiale. Ce constat nous amène à croire que la chute est plutôt un retour de balancier après la hausse exceptionnelle que nous avons connue en 2017, ainsi qu’au début de 2018. Il est possible que la volatilité persiste encore quelque temps, mais éventuellement, les fondamentaux dicteront à nouveau le marché. Autrement dit, une telle correction n’est pas basée sur un changement fondamental de la croissance économique. Elle est non seulement normale, mais aussi très saine. Le marché ne s’était pas corrigé depuis très longtemps et comme chaque fois que cela se produit, plusieurs excès ont été commis. Nous sommes donc heureux de constater que le niveau de confiance envers le marché boursier commence à diminuer, car les investisseurs prendront dorénavant moins de risques excessifs et se tourneront à nouveau vers la base en investissant dans des entreprises solides. Puisque l’évaluation du marché a maintenant réduit à 17,3 les profits anticipés en 2018, alors que les raisons fondamentales demeurent inchangées, il serait très surprenant que le marché accuse une baisse de plus de 10 %. Plusieurs investisseurs « opportunistes » en tireront profit bien avant.

Nous l’avons expliqué par le passé, nos gestionnaires valeur sous-performent en période d’effervescence, préférant la qualité; ils se réjouissent donc de la volatilité actuelle qui leur permettra finalement d’acquérir des compagnies qu’ils convoitent à juste prix. N’oubliez pas que, même si le marché baisse de 8-10 %, il y a plusieurs compagnies qui baissent très peu et d’autres qui baissent beaucoup! Un rééquilibrage du portefeuille devient alors possible en vendant des compagnies qui n’ont pas beaucoup baissé, ce qui permet d’acquérir des compagnies en « aubaines » ayant baissé davantage. Si ce n’est déjà fait et que vous disposez de liquidités, songez à investir dans les prochains jours. N’oubliez pas que la date limite pour les REER est le 1er mars. Nous avons également plusieurs options de prêts REER à vous offrir.

Comme toujours, nous demeurons à votre entière disposition pour toute question que vous pourriez avoir au sujet de vos finances personnelles.

Salutations chaleureuses!

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